La rénovation énergétique des bâtiments en France représente un enjeu stratégique majeur, tant sur le plan environnemental qu’économique. Les données actuelles illustrent l’ampleur de la tâche : 4,5 millions de logements sociaux nécessitent une rénovation pour améliorer leur efficacité énergétique. Dans le secteur public, 51 millions de m² de bâtiments de l’État sont classés comme énergivores, avec des étiquettes E, F ou G. Par ailleurs, le parc résidentiel compte 7,4 millions de passoires thermiques, des habitations mal isolées qui contribuent à une situation préoccupante : 43 % des Français déclarent avoir froid dans leur logement en hiver.
Face à ces défis, Knauf Insulation se positionne comme un acteur clé de la transition énergétique. Grâce à nos solutions d’isolation thermique innovantes et durables, nous accompagnons les professionnels du bâtiment dans la conception de projets performants, respectueux des normes environnementales et adaptés aux besoins des occupants.
La résistance thermique d’un matériau est sa capacité à freiner le flux de chaleur qui le traverse. Elle est notée « R », son unité est m2.K/W. Pour les matériaux homogènes, la résistance thermique est calculée comme suit :
Plus la résistance R d'un matériau est élevée, plus le matériau est isolant.
Pour calculer la résistance thermique d’une paroi homogène R paroi, c’est-à-dire sans pont thermique, il faut tout simplement additionner les résistances thermiques R de chaque matériau constituant la paroi et ajouter les résistances thermiques superficielles correspondantes (Rsi + Rse).
1. R DE LA PEAU DE FINITION
2. R DE L’ISOLANT
3. R DU MUR PORTEUR
4. PAROI
Rse + Rsi + Σ ( R peau de finition + R isolant + R mur porteur ) = R paroi
La résistance superficielle d’une paroi caractérise la part des échanges thermiques qui se réalisent à la surface des parois par convection et rayonnement. Elle dépend du sens du flux de chaleur et de l’orientation de la paroi.
Rsi = pour les échanges sur la surface de paroi interne
Rse = pour les échanges sur la surface de paroi externe
Elle s’exprime en m2.K/W
Paroi donnant sur l’extérieur (m2.K/W) | Paroi donnant sur l’extérieur (m2.K/W) | Paroi donnant sur l’extérieur (m2.K/W) | Paroi donnant sur un local non chauffé (m2.K/W) | Paroi donnant sur un local non chauffé (m2.K/W) | Paroi donnant sur un local non chauffé (m2.K/W) | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Rsi | Rse | Σ Rs | Rsi | Rse | Σ Rs | |
Paroi verticale | 0,13 | 0,04 | 0,17 | 0,13 | 0,13 | 0,26 |
Paroi horizontale (flux ascendant) | 0,10 | 0,04 | 0,14 | 0,10 | 0,10 | 0,20 |
Paroi horizontale (flux descendant) | 0,17 | 0,04 | 0,21 | 0,17 | 0,17 | 0,34 |
Le coefficient de transmission thermique Up d’une paroi exprime la quantité de chaleur traversant 1m² de paroi homogène avec un différentiel de 1° C de chaque côté de la paroi. Il caractérise l’ensemble des déperditions thermiques des parois isolées. Il est noté « Up ». Son unité est le W/m2.K
Le coefficient de transmission thermique d’une paroi Up se calcule en additionnant :
1. ISOLANT
2. MUR PORTEUR
3. PAROI
Le coefficient de transmission thermique d’une paroi Up se calcule par la formule suivante :
Up = Uc + ∑ ponts thermiques ponctuels + ∑ ponts thermiques linéiques / Aire de la paroi
Les ponts thermiques intégrés ponctuels correspondent par exemple aux fixations mécaniques. Ils sont notés Khi (c) et s’expriment en W/m.K. Les ponts thermiques intégrés linéiques correspondent par exemple aux rails métalliques des ossatures. Ils sont notés Psi (y) et s’expriment aussi en W/m.
Le coefficient de transmission thermique d’une paroi homogène Uc correspond à l’inverse de la résistance thermique de la paroi (en prenant en compte les résistances superficielles)